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Crise politique en RDC : l’Europe et les Etats-Unis envisagent des “sanctions ciblées”

kerry_john_16_001_640_350_1 RDC, de nombreux pays occidentaux menacent  de sanctions pour rétablir les règles démocratiques dans le pays.

Les déclarations en faveur de sanctions se multiplient pour faire face à la répression politique que connaissent les habitants de République démocratique du Congo (RDC). Depuis plusieurs mois la tension monte entre les partisans du président en place et ses opposants, qui lui reprochent de vouloir conserver illégalement le pouvoir. Le président Joseph Kabila s'accroche au pouvoir

Joseph Kabila a pris les rênes du pays en 2001, après l'assassinat de son père qui avait renversé en 1997 le vieux dictateur Mobutu Sese Seko. Il a été élu président en 2006 avant d'être réélu en 2011 à l'issue d'un scrutin entaché de fraudes massives, au résultat contesté, et à l'origine de la crise politique que traverse le pays.

L'opposition prête à Joseph Kabila l'intention de vouloir s'accrocher à son poste au-delà du terme de son mandat en décembre, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.

Aucune date n'a encore été fixée pour la présidentielle, et la probabilité d'un report de cette élection grandit de jour en jour. Mercredi 11 mai, la Cour constitutionnelle a autorisé Joseph Kabila à rester en fonctions si la présidentielle n'est pas organisée avant la fin de son mandat, renforçant les inquiétudes de l'opposition.

Menaces de plusieurs pays de l'Union européenne…

Jeudi 12 mai, au lendemain de la décision de la Cour constitutionnelle, Paris a appelé Kinshasa à se consacrer prioritairement "à la préparation active et de bonne foi des élections, seule source de légitimité populaire".

La Grande Bretagne s'est exprimée quant à elle via son envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs, Danae Dholakia, vendredi 13 mai :

"Pour la Grande-Bretagne, nous parlons avec nos collègues européens sur des sanctions ciblées contre ceux qui ont la responsabilité de l'action ou de la décision dans la violence contre les citoyens et dans l'intimidation de l'opposition. […] La position du Royaume-Uni est que les personnes responsables des actes de répression ou de violence porteront la responsabilité de leurs actions ou décisions".

L'émissaire britannique a fait référence aux récents ennuis judiciaires de l'opposant Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle et visé depuis une dizaine de jours par une enquête pour "recrutement de mercenaires".

"J'espère sincèrement que les récentes accusations portées contre Moïse Katumbi" ne constituent pas un "resserrement de l'espace politique" dans le pays a ajouté Danae Dholakia, ajoutant que "les risques de s'écarter de l'ordre constitutionnel sont réels".

L'Italienne Cécilia Kyenge, membre du Parlement européen, a souligné de son côté que le groupe de l'alliance progressiste des socialistes et démocrates souhaitait également des sanctions prises par l'UE.

 

 

… et des Etats-Unis

C'est sur la page Facebook de leur ambassade en RDC que les Etats-Unis ont réagi. Le pays affiche la possibilité de prendre part à ces sanctions mais souhaite une harmonisation avec ses partenaires internationaux : 

Le gouvernement critique une ingérence étrangère

De son côté, le gouvernement se défend de tout abus de pouvoir et perçoit ces menaces de sanctions comme une ingérence. "Nous attendons de voir", a indiqué le porte-parole congolais, Lambert Mende. Et d'ajouter : "Il faut bien qu'on nous dise qui a fait quoi pour être sanctionné. On ne peut pas nous impressionner avec ça. Nous sommes des lumumbistes".

Le porte-parole du gouvernement se référait à Patrice-Émery Lumumba, éphémère premier Premier ministre du jeune Congo indépendant au sortir de la colonisation belge en 1960. Patriote perçu comme pro-soviétique par les Américains et désavoué par les milieux d'affaires belges, Lumumba a été assassiné en 1961 avec la complicité présumée de la CIA, du MI6 britannique et de la Belgique.

Appel à des manifestations dans le pays le 26 mai

Trois plateformes d'opposition congolaises appellent à des marches de protestation le 26 mai. Ils rejettent l'arrêt de la Cour constitutionnelle qui autorise Joseph Kabila à rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat, selon un communiqué reçu samedi 14 mai.

"Notre détermination est telle qu'une marche de protestation, contre les dévoyés et fossoyeurs de la démocratie en RDC, sera organisée ce 26 mai 2016 sur toute l'étendue de la République", écrivent dans ce texte la Dynamique de l'opposition, le G7 et le Front citoyen. source: www.mediacongo.net

 

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