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Fraude fiscale – Panama Papers : l’Afrique n’y échappe pas

4894961_6_d5e4_les-chefs-d-etat-et-de-gouvernement-qui-ont_a88ebe7c1dbc902dbae7e06e4817e31bDes politiques mais aussi des hommes d’affaires africains sont cités dans le scandale du Panama Papers, l’enquête sur l’univers opaque de la finance offshore qui vient d’être publiée.

« Tout est parti d’une masse de documents (mails, notes, tableaux, fax) livrée par une source anonyme au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, début 2015 alors que sa rédaction enquêtait sur des accusations de fraude fiscale visant la deuxième plus grosse banque du pays, la CommerzBank », explique le site du Monde. Et c’est ce dimanche 3 avril que les journaux associés à cette enquête ont commencé à publier les premiers éléments contenus dans les documents remis.

Le dossier comporte 11,5 millions documents, 2,6 téraoctets de données provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans le montage de sociétés offshore. L’enquête a été réalisée par 370 journalistes de 107 rédactions dans 76 pays et a été coordonnée par le Consortium international des journalistes d’investigation (CIJI). Selon le site de BBC Afrique, il s’agit de « la fuite la plus massive de l’histoire du journalisme, dix fois plus importante que le dossier Offshore Leaks révélé en 2013 ».

Un chef d’État et des proches de cercles du pouvoir cités

Outre des milliers anonymes, de nombreux chefs d’État, des milliardaires, des grands noms du sport (Messi, Platini), des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs. L’Afrique n’est pas épargnée. Dans la liste, selon Le Monde, il y a Alaa Moubarak, le fils de l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, également le fils aîné de l’ancien président ghanéen John Kufuor, John Addo Kufuor. Le banquier Jean-Claude N’da Ametchi, un proche de l’ancien président Laurent Gbagbo, apparaît également dans les fichiers rendus publics. Il y a lieu de préciser que seul l’ancien président soudanais al-Mirghani, décédé en 2008, est directement impliqué. Parallèlement, on retrouve aussi des proches de dirigeants, comme Clive Khulubuse Zuma, neveu de Jacob Zuma, le président sud-africain actuellement face à une procédure de destitution, Mamadie Touré, veuve de l’ex-chef d’État guinéen Lansana Conté, et le secrétaire particulier du roi du Maroc, Mounir El Majidi. Sur un autre volet, une dizaine de ministres et hauts fonctionnaires sont également cités. Notamment Jaynet Désiré Kabila Kyungu, députée et sœur jumelle du président congolais Joseph Kabila, Abdelslam Bouchouareb, ministre algérien de l’Industrie et des Mines, Emmanuel Ndahiro, ancien directeur du renseignement rwandais, ou encore Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de la Recherche du Congo-Brazzaville. En cette année électorale, la République démocratique du Congo est un pays à suivre dans ce dossier.

Des hommes d’affaires aussi

Au Sénégal, selon le site Ouestafnews, il y a le cas de Pape Mamadou Pouye dont il faut rappeler qu’arrêté en avril 2013 avec Karim Wade, il a été condamné à cinq ans pour complicité d’enrichissement illégal. Précision de taille donnée par ledit site. « De grands hommes d’affaires sénégalais ont créé des sociétés offshore grâce à la firme Mossack Fonseca,  sans qu’on puisse établir un lien entre ces sociétés et une quelconque activité illégale ». « Les documents de Mossack Fonseca citent aussi l’architecte Pierre Goudiaby Atepa et l’entrepreneur  Aliou Sow de la Compagnie sahélienne d’entreprises (CSE) », poursuit le site Ouestafnews. Et d’expliquer que « des recherches supplémentaires montrent la présence de Atepa engineering Corp dans l’annuaire des entreprises établies au Panama où le code des entreprises lui attribue le numéro 548105 ». « Entre 2005 et 2012, c’est plus d’une centaine de courriers qui ont été échangés entre Mossack Fonseca et les représentants de Atepa Engineering », précise-t-il. Le site indique avoir « tenté de recueillir la réaction de M. Goudiaby » par courrier daté du 13 mars 2016. En vain.
« Dans les archives de MF », indique Ouestafnews, « figurent aussi une transaction effectuée en août 1998 par la Compagnie sahélienne d’entreprises, une des plus grandes entreprises privées de travaux publics en Afrique de l’Ouest, via une entreprise dénommée, Diassar Investment limited par un virement de 5 424 000 (francs français à l’époque) à l’ordre de la Nouvelle Menuiserie provençale. Selon Ouestaf, il s’agit d’une PME ayant pignon sur rue dans la zone industrielle de la Sodida à Dakar ».
Voilà qui illustre que cette affaire du Panama Papers n’en est qu’au début de son ruissellement. Ce que confirme Manon Aubry, porte-parole de l’ONG Oxfam, interrogé par RFI : « Personne n’y échappe, c’est un grand réseau qui est révélé qui va bien au-delà de la simple entreprise mise en cause… « .

 

Le Point : http://afrique.lepoint.fr/actualites/panama-papers-l-afrique-n-y-echappe-pas-04-04-2016-2029808_2365.php

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