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Le Phare: « Moïse Katumbi n’est pas arrêté »

IMG_0650Revue de presse du vendredi 6 mai 2016
Les journaux de Kinshasa commentent largement l’enquête annoncée par le ministre de la Justice sur un éventuel recrutement des mercenaires par Moïse Katumbi. Les tabloïds traitent aussi de l’interpellation du ministre de l’Intérieur au Sénat sur le dédoublement des partis politiques et les déclarations d’un cadre du PPRD sur l’impossibilité d’organiser les élections en 2016.
Accusé formellement le mercredi 4 mai 2016 d’avoir recruté des mercenaires étrangers et de vouloir déstabiliser les institutions de la République, Moïse  Katumbi, l’ex-gouverneur de l’ancienne province du Katanga était donné pour arrêté jeudi dans la matinée, écrit Le Phare.
Le quotidien note que des sources qu’il a contactées ont démenti cette arrestation mais elles ont confirmé la persistance d’une forte présence policière autour de sa résidence, au quartier Golf.

Selon l’intéressé lui-même, précise le journal, c’est grâce à la Monusco qu’il a échappé à une arrestation. C’est à l’arrivée des casques bleus dans sa résidence que la police congolaise a décroché, conclut le tabloïd.

Le G7 qui réagit aux accusations portées contre l’opposant Moïse Katumbi est convaincu que son candidat subit une campagne de dénigrement et des cabales grossières montées aux fins de nuire à sa personne et de l’écarter de la course, rapporte La Prospérité.
 
Les partis membres du G7, renseigne le journal, réclament une enquête neutre et impartiale avec l’expertise internationale associée à la Monusco pour établir la vérité sur le prétendu recrutement des mercenaires et demandent à la Monusco d’assurer la sécurité de Moïse Katumbi.
 
« Rien, à ce stade, ne peut justifier une garde à vue, ni une résidence surveillée, ni un quelconque mandat d’arrêt et, encore moins, la détention préventive d’un leader politique d’envergure nationale comme Katumbi », dénonce le président du G7 dont les propos sont repris par La Prospérité.  
 
Le regroupement des sept partis dissidents de la Majorité insinue « qu’à travers la fausse affaire de recrutement des mercenaires, le pouvoir cherche à justifier l’arrestation et la détention de Moïse Katumbi et tente de dissuader les Congolais de revendiquer le respect de la Constitution et l’alternance politique », commente, pour sa part, Forum des As.
 

Le Phare donne la parole à l’UNC, parti de l’opposition dirigé par Vital Kamerhe, qui constate « qu’à la proche de la fin irréversible du second  et dernier mandat de l’actuel Président de la République, le pouvoir tend à instaurer un climat de terreur et de brutalité, dans le but d’étouffer les aspirations légitimes du peuple congolais à l’alternance au sommet de l’Etat ».
Dédoublement de partis
Les journaux de Kinshasa commentent aussi dans un autre cadre la réponse du ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, à la question orale du sénateur Masudi, sur le dédoublement des partis politiques.
 
L’Avenir fait remarquer qu’Evariste Boshab ne reconnaît pas avoir signé d’arrêté favorisant le dédoublement de partis politiques.
«  Je tiens à préciser auprès des Honorables sénateurs que depuis mon avènement à la tête du ministère de l’Intérieur et Sécurité, je n’ai jamais signé  un arrêté d’enregistrement d’un parti. Toutefois, il y a lieu de constater qu’il y a ressemblance dans les termes de dénomination de certains partis politiques dont les épithètes viennent marquer la nette distinction entre les deux dénominations et cela ne prête jamais à confusion », se justifie Evariste Boshab cité par le quotidien.
Le ministre relève aussi, précise le tabloïd, que la gestion des conflits au sein des partis politiques n’est pas de la compétence de son ministère.
Evariste Boshab met au défi le sénateur, initiateur de la question, de montrer un seul arrêté qu’il aurait signé pour le PDC, l’Unafec et l’Unadef, mais reconnaît toutefois qu’il y a des cas de ressemblance dans les termes de dénomination de certains partis politiques, commente Forum des As.
Non convaincu des réponses du vice premier ministre, le sénateur Masudi a recommandé à Boshab de reporter les arrêtés mis en cause sur le dédoublement des partis politiques et menace d’initier une interpellation d’Evariste Bosha, rapporte La Prospérité.
 

« Glissement »
« Processus électoral : Shadari confirme le glissement », titre Le Phare.
Le  journal qui reprend les propos du secrétaire général adjoint du PPRD indique qu’il est difficile en l’état actuel des choses d’organiser des élections en novembre prochain sans que certains préalables techniques ne soient réglés.
Parmi ces préalables, la publication par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) d’un calendrier électoral, la fiabilisation du fichier électoral, l’enregistrement de nouveaux majeurs, ainsi que l’impression de la carte d’identité nationale.
L’Avenir trouve normale la position du député du PPRD.
« Nous sommes un vaste pays. La Ceni a donné 16 mois et trois jours. Et ça va aller même au-delà de ça. Parce que, même quand on va faire le test pilote pour l’impression des cartes d’électeur, vous verrez qu’ils ont prévu une semaine ou deux, mais dans une province, ça peut prendre deux à trois mois », note M. Shadari cité par le quotidien.

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