Le ministre congolais de la Justice, droits humains et garde des sceaux a initié un cycle de dialogue avec les Organisations des droits de l’homme, accréditées en République démocratique du Congo. Le coup d’envoi de cette initiative a été donné hier à l’Hôtel du Gouvernement, devant plusieurs partenaires évoluant dans ce secteur. L’objet de ce dialogue qu’a ouvert Alexis Tambwe Mwamba est justement d’échanger deux à trois fois par année, avec toutes les Ong nationales comme étrangères des droits de l’homme présentes sur le sol congolais. Il s’agira pour l’Etat congolais de répondre aux préoccupations de ces structures d’appui à la démocratie, de les assister dans leur fonctionnement.

« Ce n’est pas normal que nous allons à Genève ou à New York pour donner des explications que nous ne donnons pas ici sur place. Entendre leurs préoccupations et que le Gouvernement  puisse donner la réponse. C’est pour cela que j’ai invité tous les services de sécurité qu’ils puissent entendre. D’abord, je n’ai pas eu beaucoup de questions des responsables des Ong, peut-être, parce que j’avais anticipé sur les questions qui les intéressaient particulièrement, mais nous ouvrons un cycle des rencontres », a indiqué le ministre Alexis Tambwe, au côté du vice-ministre de la Défense, Jean-René Sibu, de la Représentante du Chef de l’Etat en matière de lutte contre les Violences sexuelles et recrutement d’enfants dans l’armée. Mme. Jeannine Mabunda.

Sur les 23 milles Ong, locales comme étrangères, toutes des droits humains, à peine une vingtaine sont en règle avec l’Etat congolais, soit, ont une personnalité juridique. Ce qui énerve l’Etat, et estime que plus rien ne sera comme avant. «  J’avais insisté sur mon invitation que seules les Ong qui ont la personnalité juridique, qui opèrent dans la ville de Kinshasa. Je voulais par cet aspect, démontrer clairement que la plupart de ces Ong fonctionnent dans l’irrégularité et que c’est de leur intérêt de régulariser leurs dossiers si elles veulent continuer à opérer dans notre pays », a précisé le ministre. Et qu’adviendraient aux ONG locales comme étrangères qui ne vont pas se conformer ? A cette question, Alexis Tambwe promet de chasser les étrangères et d’empêcher les locales de fonctionner.

Bien avant, le ministre face aux responsables des Ong, autorités judiciaires, avait expliqué le trois volets de son ministère. S’agissant du volet justice, il a avoué que l’appareil judiciaire congolais présente de lacunes. Cependant, il a assuré que quelques lois sont en étude après les Etats généraux de la justice, actuellement au Parlement. Et une fois promulguées par le chef de l’Etat, la justice de la Rdc aura de nouvelles bases dans son fonctionnement. C’est ce qu’a promis le ministre. Pour ce qui est du volet Garde sceaux, Alexis Tambwe Mwamba a fait savoir qu’un décret sur l’uniformisation des sceaux de la République est en cours. Le dossier est déjà au niveau du Conseil des ministres et une fois approuvé, tous les sceaux de la République seront uniformisés dans tous les services et dans l’ensemble du pays.  Il en est de même des papiers en tête de la république. A cet effet, le ministre a assuré que la Banque centrale du Congo (Bcc) est déjà saisie et une étude aussi avancée dans ce sens afin d’y arriver. Evoquant enfin, le dernier volet relevant de sa compétence, les droits humains, le ministre est de nouveau revenu sur les fosses communes de Maluku, problématique évoquée à Genève où il revient. Alexis Tambwe Mwamba a dit avoir affirmé à ses interlocuteurs qu’il n’y a pas eu des gens massacrés collectivement. A la question sur le général Kanyama, l’inspecteur provincial de la Police dans la ville de Kinshasa que les partenaires estiment qu’il doit être arrêté après l’opération « Likofi 1,2,3», encore une fois, le ministre était monté au créneau pour dire ceci : « Il est un héros » pour les Kinois. Enfin, le ministre soutenu par la représentante du Chef de l’Etat en matière de lutte contre les violences sexuelles de constater qu’il y a des fortes avancées effectuées par le pays. Si 2013, la Rdc comptait 15 mille cas de viol, aujourd’hui, a indiqué Mme. Mabunda, le pays est à 751 cas, une réelle baisse. C’était qu’elle promette que la loi sur les violences sexuelles sera vulgarisée surtout dans l’arrière du pays.